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Jean-Baptiste Gardette, décoré de la Croix de la Légion d'honneur

À l'occasion du 70e anniversaire de la libération de la France et de la victoire de la liberté sur le nazisme, le Président de la République a souhaité décerner la Légion d'honneur à M. Jean-Baptiste Gardette, Uzerchois.
Plus haute distinction de la République Française, la Légion d'honneur a été remise à M. Jean-Baptiste Gardette pour l'implication, le courage et la détermination du soldat lors de la Seconde Guerre mondiale, en présence de Sophie Dessus, Maire d'Uzerche, Députée de la Corrèze, et de Bruno Delsol, Préfet de la Corrèze, du Général Michel Roumieux et de Marie Sebert, Directrice du Service départemental de l'ONACVG.
Né en juillet 1923 à Saint-Martin Sépert, près d'Uzerche, Jean-Baptiste Gardette est le fils d'un régisseur de fermes. Résistant, ce dernier tient une double comptabilité pour cacher aux Allemands les fuites de fournitures à destination du maquis. Craignant d'être découvert, il pousse son fils à quitter la région, pour éviter d'éventuelles représailles. Parti pour Marseille avec la ferme intention de rejoindre l'Afrique du Nord, Jean-Baptiste Gardette se dirige finalement vers les Pyrénées et intègre les chantiers de jeunesse aux environs de Tarbes.
Incorporé comme infirmier, il se sert de cette couverture et de son laissé-passé permanent et devient agent de renseignements pour le Corps Franc Pommiès qui regroupait toute la résistance du sud-ouest. Il prend alors le nom de Pierre Lachaud et fait remonter toutes les informations qu'il capte au gré de ses rencontres, au coeur des quartiers allemands, dans les cafés ou auprès des femmes qu'ils fréquentent.
Valeureux, Jean-Baptiste Gardette participe à la libération de Messieurs Montiès et Céroni, deux responsables du Corps Franc Pommiès alors internés à la prison de Tarbes. Soupçonné d'espionnage, les soldats allemands émettent un avis d'exécution à son encontre. Blessé, pourchassé, Jean-Baptiste Gardette rentre dans la clandestinité, avant de rejoindre l'armée Rhin et Danube. Il participe à la montée des Vosges, puis aux combats en Alsace sur les lignes allemandes par un hiver particulièrement rigoureux où s'enchaînent les tempêtes de neige. À nouveau blessé, et malgré les nombreuses pertes humaines, il poursuit néanmoins le combat, faisant, avec ses camarades d'infortune, tomber Stuttgart après des combats acharnés et violents. La capitulation de l'Allemagne et l'armistice seront signés quelques jours plus tard.
Après avoir regagné la Corrèze, Jean-Baptiste Gardette retrouve la ferme familiale à laquelle il consacrera toute sa vie, poursuivant l'oeuvre de ses anciens. Médaillé militaire depuis 1997, Jean-Baptiste Gardette est désormais également Chevalier de la Légion d'honneur.

Légende photo
Jean-Baptiste Gardette (au centre) a reçu la Légion d'honneur des mains de Sophie Dessus, Maire d'Uzerche, Députée de la Corrèze, en présence de Bruno Delsol, Préfet de la Corrèze, du Général Michel Roumieux (à droite), et de Marie Sebert, Directrice du Service départemental de l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de la Guerre.

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