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Laissons les vaches regarder passer les trains

Les divagations d’animaux (bovins, ovins, chevaux, etc.) sur les voies ferrées de la SNCF représentent un phénomène croissant sur la région Limousin.
Ces divagations peuvent causer d'importantes perturbations du trafic, notamment en cas de heurt avec un train, pouvant engendrer de fortes conséquences en termes de régularité pour les voyageurs, mais aussi des accidents corporels graves. En 2014, la SNCF a constaté 62 événements de ce type, entraînant 5 000 minutes de retard pour 190 trains impactés, soit plus d’un incident de ce type par semaine.
L’absence ou le manque d’entretien des clôtures est le facteur déclenchant de la survenance de ces incidents.
Plusieurs événements récents témoignent de ce danger :
À l'été 2014, un train Paris/Toulouse heurte un bovin qui se retrouve coincé sous une voiture du convoi ferroviaire. Les voyageurs sont évacués en pleine nuit par une route en contrebas de la voie : il faudra 3 heures pour dégager la carcasse de l’animal (avec le concours des pompiers). 15 trains seront immobilisés avec des centaines de voyageurs à bord (dont certains plusieurs heures), au milieu de la nuit, pour attendre la reprise du trafic.
En fin d’année dernière, un train TER heurte 2 chevaux : l’un est empalé sur l’attelage de devant et l’autre est coincé sous la 3e voiture du train. Il faudra évacuer les voyageurs par un train affrété spécialement à cet effet. Le dégagement des carcasses d’animaux nécessitera une longue intervention des pompiers et d’une société spécialisée. La voie sera libérée après plusieurs heures, entraînant de fortes perturbations (en pointe de soirée), sur le trafic TER Limousin de la ligne.
En début d’année 2015 : un train TER heurte un troupeau de vaches, et déraille. Les voyageurs sont évacués et transbordés dans des véhicules routiers. Une voyageuse blessée est prise en charge par les pompiers, 300 mètres de voie ferrée sont à refaire totalement. Il faudra 2 jours pour rétablir provisoirement les circulations ferroviaires (pas de certitude à ce jour sur l’avenir de l’autorail).

Dans tous les cas, la responsabilité civile du propriétaire des animaux est mise en cause, mais également sa responsabilité pénale. Le Code Rural impose en effet aux éleveurs la mise en place de clôtures. Le Code Civil précise que le propriétaire d’un animal est responsable des dommages que l’animal a causés, soit que l’animal fût sous sa garde, soit qu’il fût égaré ou échappé. Le Code des Transports précise que le fait d’introduire des animaux dans les parties de la voie ferrée non affectée à la circulation publique ou d’y laisser introduire les animaux dont on est responsable peut être passible de poursuites judiciaires.

La SNCF attire donc l’attention des propriétaires pour parfaire l’entretien des clôtures bordant les voies ferrées afin d’éviter des situations aux conséquences financières et personnelles lourdes.

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