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"Nelson Mandela", le nouveau nom du stade de rugby d'Uzerche

Dimanche 23 février, 11h
Inauguration de la plaque "Nelson Mandela", nouveau nom du stade de rugby d'Uzerche


Construit dans les années 1960, le stade de rugby uzerchois n'avait pour autant jamais reçu de nom. Partageant les valeurs de paix et de réconciliation portée par Nelson Mandela et suite au décès de l'ancien président sud-africain, le stade recevra le nom de "Nelson Mandela" le dimanche 23 février 2014.

Le 24 juin 1995, lors de la finale de la Coupe du Monde de rugby à l'Ellis Park de Johannesburg, Nelson Mandela Président de l'Afrique du Sud depuis un an descend dans l'arène passer en revue les deux équipes finalistes. Arborant casquette et maillot vert des Boks, l'équipe nationale, et  devant 62.000 spectateurs, majoritairement blancs, d'abord médusés, il inverse le cours de l'histoire.

"Nous ne savions pas ce qui allait se passer. Quand Nelson Mandela a surgi de sous les tribunes avec un maillot des Springboks, la foule est devenue littéralement survoltée", raconte à l'AFP Laurie Mains, coach des All Blacks à l'époque, quelques mois avant la mort de Mandela.
"C'est l'expérience la plus extraordinaire que j'ai vécue dans un stade de rugby. Il a clairement dopé les spectateurs et l'équipe des Springboks". "Leur pays était finalement uni après des années de déchirements (...). Ce jour-là, ils se sont tous rassemblés" (Lomu, élu meilleur joueur du tournoi en 1995). Nombreux sont ceux, dans la communauté blanche, qui le considèrent toujours comme un terroriste à cause de son soutien passé à la lutte armée contre l'apartheid, tandis que dans la communauté noire, la haine des Springboks reste tenace.
Mais le 24 juin, c'est son prénom "Nelson, Nelson" qui résonne dans le stade comme le nom de la paix et de la réconciliation.

Bien qu'outsider, l'équipe sud-africaine remporte le match suite à un drop de Joel Stransky à huit minutes du coup de sifflet final.
C'est Nelson Mandela, vert de la tête aux pieds, qui remet le trophée William Webb Ellis au capitaine des Springboks, François Pienaar. Par ce geste symbolique fort, il tourne la page de l'apartheid.


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