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Uzerche, ou quand signalétique rime avec poésie

Agnès Calu, Etienne Ferlet et Camille Texier, étudiants de l’antenne marseillaise de l’Ecole Nationale Supérieure de Paysage de Versailles, travaillent actuellement sur une réflexion portant sur la signalétique et l’accompagnement des touristes à Uzerche. Troisième groupe d’étudiants à cogiter sur le territoire uzerchois, ils devront rendre leur copie définitive d’ici la fin de l’année scolaire.

Agnès, Etienne et Camille, étudiants à l'NSPV
Depuis plusieurs mois, ces trois jeunes à la main verte et à l’œil nouveau, arpentent les rues uzerchoises et les moindres sentiers de randonnées de La Perle avec le sens critique que leur mission impose : l’objectif de l’Atelier Pédagogique Régional (APR) auquel ils participent est de repenser l’accueil des touristes de passage, et d’offrir aux uzerchois une nouvelle vision de leur territoire. Mais avec les outils acquis durant leurs années d’études dans cette prestigieuse école, le sens de la poésie qui les anime, et la culture personnelle qui les caractérise, leur réflexion va bien au-delà des traditionnels panneaux ou fléchages vus de-ci, de-là. C’est lors de la présentation de la première étape de leur travail aux élus uzerchois qu’ils ont exposé le fruit de leur réflexion. Ils n’hésitent pas par leur approche à chambouler les habitudes, à prendre leur auditoire à contre courant. Et force est de constater que le public, surpris dans un premier temps, a été très fortement séduit par cette approche résolument nouvelle. Agnès, Etienne et Camille dérangent les habitudes, bousculent les idées, mais avant toutes choses, font avancer le débat et enrichissent considérablement leurs auditeurs : « Nous désirons élargir le champ de la signalétique, en vue de proposer une approche complémentaire aux systèmes indicatifs classiques. Aujourd’hui plus que jamais, le piéton, l’automobiliste et le cycliste désirent de l’information pour se sentir appartenir au monde […]. Nous souhaitons ainsi prendre le contre-pied de cette habitude : il est temps d’illustrer, d’évoquer, de signifier les énergies naturelles à l’œuvre devant nos yeux, révélant ainsi la vision intime de chacun. Pourquoi pas par une signalétique ouvrant au visiteur du site les portes de l’imaginaire ? ». Pour porter leurs allocutaires dans ce monde de l’imaginaire, les trois étudiants ont commencé par un état des lieux, prémices plus terre à terre, indispensable à ces jeunes ignorants tout de la cité limousine, pour s’imprégner de l’ambiance uzerchoise. Puis ils ont focalisé leur approche jusqu’aux moindres détails des méandres de la cité, des ruelles et impasses, allant chercher ce qu’ils qualifient d’ « indices », ces petits événements qui annoncent ou qui mettent sur la trace de quelque chose : « L’indice est pour nous le fragment d’une atmosphère, un objet, élément beau et/ou qui révèle la beauté du lieu ». Souhaitant s’éloigner des traditionnels « indices » que sont les repères des chemins de Grandes Randonnées ou les habituelles pancartes indicatives, ils se tournent plus volontiers vers les travaux de leurs illustres pairs que sont Herman de Vries ou Giuseppe Penone. L’objectif étant d’intriguer, de happer le promeneur en l’invitant à creuser davantage sa visite de la ville, à s’interroger : créer la surprise, le toucher en le poussant à la réflexion.
Si l’objet de cette étude n’est pas encore achevé, les élus uzerchois, séduits par la présentation et la vision poétique des étudiants, ont d’ors et déjà l’intention de s’appuyer sur leur travail pour proposer un autre regard sur la richesse territoriale d’Uzerche. La présentation définitive en présence de Gilles Clément, célèbre paysagiste auteur de nombreux écrits sur le sujet et professeur des étudiants, aura lieu d’ici la fin du mois de mars. La concrétisation de cette réflexion devrait suivre…

Menace du frelon asiatique : c’est le moment d’agir

Sans tomber dans la psychose, Uzerche n’échappe pas au phénomène national d’invasion du frelon asiatique. Celui-ci, en plus d’être extrêmement agressif envers l’homme, dépeuple nos campagnes de leurs abeilles. Ce problème récurrent depuis quelques années pourrait pourtant être limité avec des gestes simples.

Source : Google images
Après avoir étudié le cycle de vie de ce frelon, le Conseil Général de la Gironde, particulièrement touché par le fléau, propose à chacun d’agir individuellement avec une « recette » écologique, simple et applicable également en terre uzerchoise.
Les nids de frelons asiatiques construits dans l'année se vident de leurs habitants en hiver car l'ensemble des ouvrières et des mâles trépassent naturellement au cours des mois les plus froids de l’année. Seules les reines et jeunes reines se camouflent dans les arbres creux, sous des tas de feuilles, dans des trous de murs, etc. pour en ressortir courant février et commencer à s'alimenter.
C'est à ce moment qu’il est possible d’agir en disposant des pièges dans les jardins ou sur les balcons pour attraper ces futures fondatrices de nids. Une reine peut à elle seule être à l’origine de 2 000 à 3 000 individus.
Pour fabriquer ces pièges, il suffit de récupérer des bouteilles d'eau minérale en plastique, de découper le tiers supérieur et de le retourner dans la partie basse, puis verser à l'intérieur 10 centimètres d'un mélange de bière brune, de vin blanc (pour repousser les abeilles), et de sirop de cassis ou framboise.
Ces pièges pourront être laissés en place de la mi février à la fin avril : après cette date les futures reines auront commencé à se reproduire. Chaque reine capturée représente un nid futur en moins.

Du « France » à la Corrèze Saveurs et aventures

Cuisinier sur différents paquebots de la Compagnie Générale Transatlantique, Yves Léonard restera pendant 6 ans sur le mythique « France » dont les fastes et l’excellence marqueront sa vie et sa cuisine.

De retour en terre corrézienne, à Uzerche, il n’aura de cesse de mettre en scène les produits nobles et ceux de son terroir, pour le plus grand plaisir de ses clients. Intarissable dès qu’on évoque le plus beau paquebot du monde, il s’est toujours fait une joie de raconter ses croisières. Ce livre est une invitation au voyage dans lequel ce cuisinier « magicien » nous révèle pas moins de 80 secrets de son grimoire culinaire.
« Du France à la Corrèze, saveurs et aventures », éditions du Ver Luisant, 200 pages, 19 euros. En vente à l'Office de Tourisme et à la Librairie La petite marchande d'histoires, place Marie Colein. Pour commander cet ouvrage, envoyer un chèque de 24.39 euros (à l'ordre de l'Office de Tourisme) 10 Place de la Libération 19140 Uzerche - en indiquant votre nom et votre adresse.

Hervé Koubi évoque Uzerche et la Papeterie sur France 3

Hervé Koubi, célèbre chorégraphe briviste, que nombre d'entre-vous ont eu la chance de voir et revoir à Uzerche, était l'invité "fil rouge" de l'émission "13h avec vous" sur France 3 vendredi dernier.

Hervé Koubi sur le plateau de "13h avec vous", vendredi 3 février
Il y évoque notamment Uzerche et la Papeterie, où la Cie Hervé Koubi a eu l'occasion de tourner un film l'année dernière. On y apprend aussi que le danseur de talent a également la tête bien remplie, puiqu'il n'a pu vivre sa passion qu'une fois ses études de pharmacie terminée. Diplôme de Docteur qu'il a solenellement offert à ses parents sitôt obtenu, pour partir vivre de la danse...!
Pour découvrir le portrait d'Hervé Koubi, le travail de sa compagnie, et revoir l'émission présentée par Angélique Martinez et Jean-Claude Boulesteix, un clic par ici.


Eclairages publics uzerchois : ça va couper !

Après avoir consulté les uzerchois, qui se sont exprimés via internet ou directement en mairie, les élus de la ville d’Uzerche ont décidé de mettre en place l’expérimentation de l’extinction partielle des éclairages publics.

Il faut dire que l’idée fait quasiment l’unanimité : 90% des personnes qui ont donné leur avis ces dernières semaines sont en effet favorables à cette extinction des feux.
L’idée a longuement été réfléchie en amont : les élus uzerchois ont observé ce qui ce faisait dans de nombreuses villes françaises comparables à la Perle du Limousin en terme de population, de fréquentation touristique ou de situation géographique. Pour ces communes qui ont joué les pilotes en la matière, le résultat est sans appel : toutes ont choisi, à terme, de maintenir le dispositif face aux économies réalisées. Par ailleurs, aucune augmentation significative de la délinquance ou des dégradations urbaines volontaires n’a été constatée. Car c’est bien ce sujet là qui inquiète les rares réfractaires à l’extinction partielle des éclairages publics : la sécurité. Aussi, les élus uzerchois ont choisis de respecter ces craintes en conservant une partie de l’éclairage à certains endroits stratégiques, tels que la rue du Champs de Foire où se trouvent la maison de retraite et la caserne des pompiers, le quartier Ste Eulalie ou encore la vieille ville… Un dispositif technique sera installé d’ici peu, permettant à ces endroits précis de réduire l’intensité aux heures les plus creuses de la nuit. L’éclairage de l’ancienne nationale (D920), par laquelle transitent de nombreux véhicules, sera également en partie maintenu, pour des raisons de sécurité routière. Pour le reste de la ville, et dans les jours qui viennent, les lampadaires céderont leur place aux vers luisants, de 00h30 à 5h du matin. La démarche, qui s’inscrit dans la reconnaissance d’Uzerche comme « Petite ville durable » par la DREAL, va parallèlement générer de nombreuses économies : avec la mise en place de ce dispositif, ce sont environ 10.000 euros qui seront économisés par la ville dès la première année. De quoi compenser la hausse de 18% du coût du kilowatt depuis 2008, et éviter également de répercuter sur la fiche d’imposition des uzerchois la réforme des taxes sur l’électricité de janvier 2011, qui annule l’exonération dont bénéficiaient les communes de celle-ci, générant une hausse supplémentaire de 12%. Ces extinctions partielles permettront ainsi à Uzerche de limiter l’impact des augmentations des coûts énergétiques de l’éclairage public, et de rester ainsi à un niveau de dépense équivalent à 2008, tout en minimisant son empreinte écologique.
Rendez-vous est donc pris dans 6 mois pour faire de ce test grandeur nature le bilan économique et écologique, et pour évaluer son impact sur la qualité de vie des uzerchois afin de décider de le pérenniser… ou non.

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