Entre galette et projets 2015, Sophie Dessus présente ses vœux aux Uzerchois

Comme chaque année, Sophie Dessus, Maire d'Uzerche et l'ensemble des membres du conseil municipal de La Perle du Limousin ont souhaités leurs voeux à la population, avant de partager la traditionnelle galette des Rois.
C'est une tradition, immuable, depuis que Sophie Dessus est maire à Uzerche, tous les ans les habitants de la commune sont conviés à un moment de partage et d'échange autour d'une part de galette. Accueillis par les élus de la ville, les Uzerchois ont pris place dans une salle polyvalente spécialement aménagée pour l'occasion : retraçant l'année passée, de nombreuses affiches, tracts et autres kakémonos ornent les murs de la salle et les panneaux d'affichage, témoins de la profusion des manifestations : de Jours de Fête aux Mardis d'Uzerche, en passant par le Festival de musique, la soirée Marie Lafarge, ou encore l'exposition d'Henri Cueco, il y en a pour tous les goûts à Uzerche.
Une fois les Uzerchois installés, l'édile de la commune prend la parole, entourée par son équipe.

Après être revenue sur les attentats qui ont endeuillé la France en début d'année, suivis de ce sursaut républicain qui a envahi Paris et chaque bourg de France, Sophie Dessus a rendu un vibrant hommage à son adjoint récemment décédé, Jean-Pierre Lavaud, pour lequel elle a demandé une minute de silence, observée naturellement tant l'histoire de l'homme est liée à celle de la commune.
Dans un second temps, la Maire d'Uzerche a présenté à ses administrés les grands chantiers de 2015 : sont ainsi détaillés les aménagements des jardins et terrasses Bécharie, la deuxième tranche de l'avenue Gérard Philipe et la création du carrefour de la Papeterie indispensable tant en terme de sécurité que pour assurer la vie de l'écoquartier. Sur le plan énergétique et respect de l'environnement, les deux microcentrales hydroélectriques sur la Vézère (Minoterie et Papeterie) verront le jour en 2015. Pour le dynamisme économique, l'aménagement de la Zone d'Activités des Paturaux se poursuit et plusieurs parcelles sont d’ores et déjà vendues et les permis de construire s'y référant sont en cours d'instruction. Profitant de la présence des Uzerchois, Sophie Dessus est également revenue sur la transition parfois difficile de l'enlèvement des ordures ménagères par le SIRTOM : "L'enlèvement des ordures ménagères, sujet qui fâche et fait débat dans les foyers uzerchois, a connu des jours difficiles ! Après une mise en route chaotique, il semblerait que les choses rentrent dans l'ordre, et chacun, à n'en pas douter, aura pris le nouveau pli d'ici quelques jours, les services de la Mairie et du SIRTOM se tenant à la disposition de chacun des habitants de la commune, au cas par cas."
En fin de soirée, les élus ont retrouvé leurs administrés autour d'un verre et d'une part de galette, débattants de manière informelle sur les projets futurs ou expliquant les points le nécessitant, faisant de ce rendez-vous annuel un incontournable pour se tenir informé de la vie de la commune pour les mois qui viennent.

Auschwitz-Birkenau : Ginette Kolinka témoigne devant les élèves à Uzerche

Le Collège Gaucelm Faïdit d'Uzerche a accueilli des élèves du Lycée Danton de Brive afin de participer à une rencontre riche en émotion avec Ginette Kolinka, survivante du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau près de Cracovie en Pologne…

C'est dans un silence respectueux et devant un parterre de collégiens émus que Ginette Kolinka témoigne de son histoire au camp de la mort d'Auschwitz-Birkenau. Et 70 ans après les faits, la morsure est restée intacte, la plaie béante. Lorsqu'elle lève sa manche, et exhibe son tatouage, matricule 78599 sur son bras frêle, souvenir gravé dans sa chaire à tout jamais, la même décharge parcourt l'échine des 150 élèves présents et de leurs professeurs. Lors de cette rencontre émouvante entre cette jeune génération et l'ancienne déportée de près de 90 ans, elle revient sur son parcours, du 13 mars 1944 quand la Gestapo vient arrêter en Avignon les hommes de cette famille juive sur dénonciation et que, protestant, elle-même se retrouve embarquée, jusqu' à sa libération début mai 1945.
Passant par la prison d'Avignon, puis celle des Beaumettes à Marseille, son père, son frère de 12 ans, son neveu de 14 ans et elle-même sont ensuite internés au camp de Drancy, prélude à l'enfer.
Un mois plus tard, après avoir été déportés en wagons à bestiaux jusqu'à Auschwitz-Birkenau, son père et son frère sont gazés dès leur arrivée. Ginette Kolinka, elle, entre dans le camp des femmes, à tout juste 19 ans. Commencent alors les humiliations répétées, violentes, avec pour objectif de retirer toute humanité à cette femme et de ne faire d'elle qu'un simple matricule : 78599.
Devant les collégiens, elle revient sur la douleur ressentie lorsqu'on lui rase la tête, qu'on expose sa nudité à la vue de tous dans le froid, quand on la tond comme un animal à son arrivée. Elle décrit également l'espoir suscité par la perspective de cette douche promise après 3 jours et 3 nuits de voyage en wagons à bestiaux, et qui ne sera finalement qu'une alternance d'eau glacée et d'eau bouillante, séchant ensuite à l'air libre, qu'elle subira régulièrement 15 mois durant. Les jeunes l'interrogent alors sur son alimentation, et restent pantois lorsqu'ils apprennent  que le seul "vrai repas" quotidien, le dîner, est constitué d'une tranche de pain noir, mélange de paille et de farine, et d'une tranche de margarine, les autres "repas" de la journée n'étant qu'une louche d'un liquide immonde qualifié selon la période de la journée, de "café" ou de "soupe". Elle conte également les appels interminables, pouvant durer jusqu'à 4 heures, destinés à vérifier que tous les détenus sont bien présents, ou encore les défilés de déportés, sur fond de musique militaire, têtes tournées vers leurs bourreaux, mais regards au sol, pour rejoindre les baraquements du camp, bien droits et d'un pas ferme, alors qu'ils tiennent à peine sur leurs jambes, épuisés. Avec pour seul objectif de ne pas flancher, pour survivre.
Lorsqu'elle est libérée en mai 1945, après avoir été transférée à Bergen-Belsen, Raguhn et enfin Theresienstadt, rapatriée par les Américains à Lyon, elle ne pèse que 28 kilos. Un mois plus tard, elle retrouve sa mère et 4 de ses soeurs. La cinquième ayant aussi été déportée n'aura pas la chance de revenir.
Aujourd'hui, Ginette Kolinka témoigne fréquemment auprès des jeunes, par devoir de mémoire. Pour ne jamais oublier que le 27 janvier 1945 quand l'Armée rouge a libéré le camp, il ne restait que 8.000 déportés sur les 1,6 million de personnes envoyées à Auschwitz-Birkenau.

Voeux des élus à la population : jeudi 22 janvier à 18h

Sophie Dessus, Maire d'Uzerche,
Et les élus de la ville présenteront leurs vœux à la population
autour de la traditionnelle galette des Rois
Jeudi 22 janvier à 18h
Salle Polyvalente, Uzerche

À cette occasion, un point sera fait sur les réalisations de l’année passée,
et sur les projets qui seront menés en 2015.


Vivre Uzerche : janvier 2015

Le Vivre Uzerche nouveau est arrivé ! En attendant de le découvrir dans vos boîtes aux lettres en début de semaine prochaine, vous pouvez dors et déjà feuilleter sa version numérique d'un clic par ici :

Charlie Hebdo : projection exceptionnelle au cinéma Louis Jouvet

Pour répondre à l'actualité relative aux attentats perpétrés à Charlie Hebdo et dans l'épicerie casher parisienne, le cinéma municipal Louis Jouvet propose la projection du film documentaire sorti en salles en 2008 « C'est dur d'être aimé par des cons », dimanche 18 janvier à 17h. Cette séance exceptionnelle est non commerciale : le tarif d'entrée est entièrement libre, l'intégralité des bénéfices étant reversés à la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo.
Synopsis
Pour avoir reproduit les 12 caricatures danoises ayant déclenché la colère des musulmans aux quatre coins du monde, Philippe Val, le patron de Charlie hebdo, journal satirique français, est assigné en justice. Un procès hors norme que Daniel Leconte suit en temps réel. Pour décrypter, avec les acteurs clés, les enjeux politiques internationaux, médiatiques et idéologiques. Avec, en images : avocats, témoins, médias, conférences de rédaction, manifestations de soutien. Avec aussi les prises de position des intellectuels et des hommes politiques, les réactions de l'accusation et des pays musulmans. Une réflexion sur l'islam, sur la presse, sur l'état de l'opinion dans la société française, mais aussi une tentative de réponse aux défis lancés par l'intégrisme à toutes les démocraties.


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