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Uzerche, terre d’accueil temporaire

Depuis plusieurs mois, la Ville d’Uzerche accueille quelques réfugiés issus de la jungle de Calais, après avoir fui la guerre et les persécutions.
Lors de leur arrivée en janvier dernier, ils étaient au nombre de 9, dont un bébé de quelques mois seulement. Dans l’urgence, ils sont alors logés dans le Moulin de la Minoterie qui les accueillera jusqu’à début mars. Avec une farouche volonté de s’intégrer et de s’adapter à la vie occidentale, ils suivent tous avec une grande assiduité les cours de français dispensés par une douzaine de bénévoles. Et les progrès sont immédiats : en quelques semaines seulement les résultats sont là, les conversations s’étoffent… Gagnant en autonomie, ces 9 migrants participent très vite à la vie de la cité, au même titre que n’importe quel autre citoyen ; commerces, sport, vie associative et culturelle sont leur quotidien.

Depuis début mars, 3 d’entre eux, Faisal, Javed et Naqueeb sont hébergés temporairement dans un logement municipal aux Buges qu’ils quitteront lorsqu’ils rejoindront un Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile (CADA). Logement qui, par la suite, ne sera pas réaffecté à cet usage, la ville ayant signé un partenariat avec Corrèze Habitat pour assurer l’hébergement de ses migrants.
C’est le cas par exemple pour les 2 jeunes Érythréens, Amir et Ikaelo, arrivés fin juillet, qui sont hébergés en centre ancien dans un logement mis à disposition par le bailleur social. Mais également pour Ahmed (Soudanais) et Habib (Afghan), arrivés fin septembre. Si la ville assure en collaboration avec l’office HLM l’hébergement des migrants, c’est l’association tulliste Le Roc qui orchestre et gère la logistique, les frais engagés étant pris en charge par l’État. En fonction de la complexité de leur situation administrative, les migrants sont amenés à rester à Uzerche de quelques semaines à plusieurs mois. À l’heure de la rédaction de cet article, la ville héberge 7 migrants, chiffre amené à varier en fonction des départs et des arrivées, sur les 9 maximum qu’elle s’est engagée à accueillir.

Si Uzerche s’est portée volontaire pour leur ouvrir ses portes, Jean-Paul Grador, Maire de la ville, précise le contexte : “Ces hommes et femmes qui sont aujourd’hui parfaitement intégrés à la vie de la cité, ne sont que de passage. Il s’agit bien de leur offrir un hébergement temporaire, le temps pour eux de faire les démarches administratives nécessaires à l’obtention du statut de réfugié. Une fois ce statut délivré par l’administration française, ils sont amenés à quitter la ville : c’est ce qu’il s’est passé pour Adam, Réahb et leur petit garçon Ali partis à Tulle, ou encore Seamand, Hawcar et Shao partis à la mi-mars à Avignon dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile.”
Et Jean-Paul Grador de conclure : “On ne peut pas comprendre les réfugiés sans ressentir la guerre. Or, en France, nous ne sommes plus très nombreux à savoir ce que signifie réellement un bombardement, l’exode, la peur, la faim ou le froid. N’oublions pas que ces migrants et le peuple français ont un ennemi commun : Daesh. Uzerche et la Corrèze en général, ont toujours été des terres d’accueil, même aux heures les plus sombres de notre histoire ; et elles doivent le rester”.

Toute personne souhaitant s’impliquer dans l’accueil et l’intégration des migrants uzerchois est invitée à se manifester au 07 70 02 88 19.

 Une douzaine de bénévoles se relaient chaque jour, comme ici avec Mesdames Armand et Chastre, et donnent plusieurs heures de cours de français aux migrants uzerchois.

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